Samedi 21 août 2010 : Là, nous y sommes !!

cela démarre

Comme on dit, les vendanges n’ont jamais été aussi proches (cette année s’entend).
J’ai l’impression que les dernières se sont finies hier. Entre temps pourtant, toutes les vignes ont été taillées, soignées, et menées jusque là. L’hiver est passé, pareil pour le printemps. L’été est même bien entamé. A toute vitesse, tout çela..

Déjà la cave a ouvert jeudi et vendredi et permis la cueillette du muscat « en vert ». En clair, pour produire le Muscat Sec (notre bouteille : le Pot Blanc), nous cueillons une part de la vendange à une maturité inférieure (aux alentours de 12°). Le reste, destiné à la production de Muscat de Rivesaltes, attendra un degré plus élevé (15° environ).
Bien évidemment aujourd’hui, ce ne sont que les muscats petits grains que l’on « rentre » : les gros grains, plus tardifs, attendront un peu. Pourtant, en faisant mon tour d’observation et de contrôle de maturité, j’ai goûté quelques grains. Juré, ce sont déjà des petites douceurs..
Pour ma part, la récolte prévue de muscat n’est pas abondante : je ne l’affecte qu’à la production de Muscat de Rivesaltes.

En attendant, c’est le « calme » d’avant la tempête : comme les copains, je « prépare ».
J’ai monté le bac à vendange sur ma remorque que j’ai attelée au tracteur. Je l’ai brossée, lavée ; il ne me reste qu’à la repeindre (peinture alimentaire évidemment).
Pour mener la vendange, nous nous sommes « associés » plusieurs vignerons : nous mettons en commun matériel de transport, personnel, et petit matériel. Il nous faut donc recenser les sécateurs, les seaux et les hottes, effectuer un petit nettoyage, assurer quelques réparations ou quelques achats complémentaires si besoin.
La « colle » (l’équipe de vendangeurs) est recrutée ; il me reste d’ailleurs toute la partie administrative des déclarations d’embauche.

Le feu vert ??? Sûrement fin de semaine qui vient. Dépendra des niveaux de maturité que nous contrôlerons, et du calendrier d’apport à la cave, en fonction des cépages, appellations et catégories..

Merci de penser à nous à l’occasion !!

Polycarpe

Du 16 au 21 août : Derniers Contrôles.

 

Grappe de Muscat

Derniers Contrôles avant le Rush

Attention au Big Bazar : les vendanges vont commencer !!

Pas le style gros souk !! Non, plutôt, épicerie fine : bien ordonnée avec le souci du détail. Je m’explique.

Déjà toutes les parcelles de tous les vignerons ont été inspectées. En fonction du rendement, du terroir, du mode de conduite, de l’état général et de l’historique, elles ont été classées et affectées à une catégorie. Près de 70 catégories au total si ma mémoire est bonne, parce qu’un même cépage peut intervenir dans la production de plusieurs vins, et que plus on sépare les « potentiels » différents et plus on dispose de qualités optimales à la production de types différents de vins. Exemple du grenache noir : il participe à l’élaboration du vin de Pays, du Côte de Roussillon (rouge et rosé), du Côte de Roussillon Villages et même du Rivesaltes. Et si en plus on prend en compte, par exemple, l’existence de plusieurs bouteilles de « Villages » dans notre gamme (ex. Dom Brial fût de chêne, Terrasses, Terres Rouges, San Estéban, et Millésimes) on comprend vite la complexité de l’affaire.

De plus notre cave ne dispose pas de pléthore de quais ni de pressoirs : l’organisation de la vendange s’appuie sur un strict calendrier d’apport, jour par jour, catégorie par catégorie. A la charge du vigneron d’amener une récolte, bien évidemment en parfait état, dans le respect du calendrier et du degré demandé.

 Voilà l’enjeu : surtout ne pas se tromper. D’abord pour la qualité de notre production et puis, plus prosaïquement parce que, une benne de muscat qui n’atteint pas son degré peut être déclassée et m’être payée quatre fois moins cher !!

Alors cette semaine-ci, j’ai passé donc de longs moments dans mes vignes pour surveiller cette maturité.

L’estimation du degré oblige à prélever manuellement un échantillon de grains le plus représentatif. Environ 200 grains minimum conseillés, pris alternativement à droite, à gauche dans la rangée, en haut et en bas de la grappe, devant et derrière, bien répartis dans toute la parcelle !!

Tout ça est passé au mixeur à la cave ou dans mes petits doigts si je le fais moi-même. Puis le jus est contrôlé au réfractomètre, petite lunette qui me donne un faux air de Galilée dans les vignes.

Tout cela parcelle par parcelle, en fonction de l’état d’avancement du cépage (puisque je ne récolterai le mourvèdre que dans un mois, je ne le contrôlerai que plus tard).

L’idée est également de suivre l’évolution : je prends certaines parcelles comme références et je fais une observation chaque semaine. Ainsi donc, en une semaine, mes muscats ont pris 8 dixièmes, mes syrahs presque 1 degré et demi..

Cette semaine ? 17 contrôles sur mes 34 parcelles.

 L’avancement s’observe aussi avec la « maturité phénolique ». En gros, le degré est un élément d’information nécessaire mais pas suffisant. Cette maturité là s’évalue en observant et en goûtant le grain, son jus, sa peau et même ses pépins. Un pépin de raisin bien mûr a un goût qui rappelle la noisette !?!

C’est là le bon côté de cette vie : goûter quelques grains bien frais, de bon matin, en prenant son temps, s’arrêter au figuier à côté du cabanon, et accompagner le tout de quelques amandes de l’année dernière, ramassées sous l’arbre.

Bon, c’est pas tout cela, mais comme on dit : «  j’ai un métier moi, Messieurs-Dames : faut-que-j’y-retourne ».

Alors, mes sincères salutations..

    Polycarpe

Le temps des Cigales 2

Je vous parlai dernièrement du temps des cigales dans les Vignes Je disais donc que c’est là, dans mes souches (et celle des voisins bien sûr) que commence le cycle de la cigale. Dans presque chaque pieds, une ou deux jeunes cigales.

Elle a d’abord passé 4 à 6 ans sous terre. Puis elle sort, toute riquiqui, et monte sur le premier arbuste qu’elle trouve. Elle va se nourrir de sève pendant ses quelques semaines de vie au soleil. Le top du top est que les piqûres qu’elle fait avec sa « paille » n’occasionne aucun dommage à la plante.. Respect la cigale..

Elle va donc se développer, à grand bruit (on dit qu’elle stridule ou qu’elle craquette) ; j’ai même lu – avis aux amateurs de sieste méridionale – que la cigale était l’insecte le plus bruyant !!

Elle peaufinera aussi ses ailes (magnifiques, je vous les recommande, toutes en transparence et délicatesse).

Mais, avant tout cela, ma minuscule cigale ne sait pas encore voler. Comme  chez ses aînés, le mâle reste silencieux quand on s’approche. Et quand mon passage dans la souche la dérange, il semble que la cigale se laisse tomber par terre et s’agite à grand bruit. On dirait qu’elle ne sait même pas se remettre rapidement sur ses pattes et s’énerve sur le dos, jusqu’à enfin prendre appui, se remettre à l’endroit, et se taire sans bouger (elle ferait la morte ?!?).

Au fur et à mesure que l’été avance, ces bébés-cigales laissent la place à des adultes plus nerveux et plus farouches : le démarrage a alors quelque chose d’Hussein Bolt, et même quelque fois un petit pipi en prime !!

Voilà le contexte. Et là intervient mon fils : nom de code Goldorak. Bientôt 10 ans ; une certaine curiosité pour la nature. Souvent nous venons faire un tour ensemble dans les vignes. Il ne lui déplait pas, à l’occasion, de m’aider à étêter les longs sarments d’une jeune vigne ou faire du feu. Tout récemment nous avons même profité des braises pour faire griller quelques saucisses et s’improviser un pique nique entre hommes.

Une des missions préférées du moment reste quand même la Cueillette de Cigales. Mais cela ne s’improvise pas ; attention aux préparatifs.

D’abord l’équipement :

-          de bonnes chaussures pour avancer sur une terre labourée,

-          la casquette,

-          une bonne boite en carton, trouée pour laisser respirer..

L’objectif :

-          certaines vignes sont plus peuplées que d’autres,

-          les souches en « gobelet »*  sont plus propices à la cueillette.

Puis la stratégie :

-          une approche silencieuse d’une source de chant,

-          le repérage de la bête,

-          l’avancée, centimètre par centimètre de la main, sans précipitation,

-          puis le dernier geste sûr et rapide..

Enfin une bonne préparation mentale : l’opération n’étant pas garantie à chaque fois, prévoir une bonne dose de persévérance.

Cette fois là, Goldorak, moi et la boite occupée par 4 ou 5 cigales, la fierté du Cueilleur-de-champignons-chanceux en bandoulière, nous sommes donc revenus montrer tout cela à la maman. Conclusion de l’histoire, nous avons eu droit à une seule heure pour libérer tout notre petit monde dans le jardin des grands-parents..

En épilogue, je ne voudrais pas laisser des doutes en suspens :

-          non nous ne mangeons pas les cigales ! Nous préférons largement les escargots passés sur la grille pour une « cargolade »,

-          tous les vignerons du coin ne jouent pas à Trappe-Trappe-Cigale,

-          l’énorme majorité de ces cigales n’a jamais rien à craindre des hommes.

 Pour finir, je parierais que la maturation de nos raisins en « musique » tout juillet, joue sûrement sur « l’harmonie » de nos vins.. Je le crois.  Votre avis ??

 Martin- Vigneron coopérateur

Le temps des cigales 1

Chaque année, bien évidemment à la même époque, arrive le temps de la Cigale.

En premier, j’en entends une ou autre au loin, souvent entre le 15 et le 30 juin. Je dis « une » mais en fait il n’y a que le mâle qui chante (la femelle est muette). A chaque fois ce même sentiment que l’été est là.. Et la vendange plus très loin..

Puis c’est dans mes souches que se confirme leur arrivée, plus précisément quand j’ébourgeonne ou épampre (ici on dit « esbroutigne »).

Concrètement le jeu de l’Ebourgeonnage ou de l’Epamprage consiste à plonger la tête dans chaque souche, l’une après l’autre, et retirer tous les bourgeons ou pampres « gourmands ». Ceux-là ont la fâcheuse idée de pousser d’en haut en bas du tronc et des bras, plus particulièrement sur les muscats. L’enjeu ? Garder toute la force de la vigne pour la production et le développement du raisin, conserver un environnement suffisamment aéré pour une meilleure santé du fruit.

La difficulté de ce travail ? Sa longueur : environ 4000 souches par hectare, une position pénible, la chaleur du soleil à cette époque, la précision du geste pour respecter la future récolte.

Beaucoup de plaisir et de surprise quand même : la découverte d’un nid avec ses œufs voire ses oisillons. Et voilà que j’arrête mon travail sur la souche, je prends quelques instants pour observer, je laisse un signe pour revenir et le montrer prudemment à mon fils.

Martin Vigneron Coopérateur

Bienvenue sur le Blog Dom brial

 

Bonjour,
Après  quelque attente, ça y est nous venons enfin de renouveler notre site . Il faut dire que cela était plus que nécessaire ?

C’est le problème d’être des pionniers,  les autres arrivant après, vont plus loin  car nous leur avions déjà défriché le chemin.

Nous avons décidé de vous proposer non pas seulement un nouveau site mais pour le même prix (gratuit) 3 sites + les fameux médias sociaux Facebook, twitter et le Blog que vous consultez en ce moment.

Nous avons donc créé un site où vous trouverez l’essentiel de Dom Brial mais également nos propositions de tourisme vigneron.

Une Boutique pour que nul ne manque de Dom Brial en France.

Un Club gourmand qui ouvre d’ici peu  pour marier mets et vins.

Le Blog  pour être au courant de notre actualité, les évènements, la vie du Vignobles nos humeurs… bref un blog.

Et pour les mobiles qui ne peuvent se passer de nous  les médias sociaux.

Nous espérons que ces nouveaux outils correspondront à vos attentes n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou suggestion et à bientôt sur la toile.